Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

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Couverture : L’Académie brésilienne des lettres pendant la dictature militaire

Fiche Lambert-Lucas

ISBN/EAN
978-2-35935-207-8
Prix
36 €
Pages
392 p.
Format
13,5 × 21,5 cm
Parution
décembre 2017

L’Académie brésilienne des lettres pendant la dictature militaire

ParDiogo Cunha

Les intellectuels conservateurs entre culture et politique

Le but de cet ouvrage est d’étudier comment l’Académie brésilienne des lettres – officiellement « apolitique » – a pu être une instance de légitimation de la dictature militaire (1964-1979). L’histoire de l’ABL depuis sa fondation – notamment grâce au « profilage » familial, scolaire et professionnel de ses membres – permet de comprendre son poids dans le champ culturel brésilien des années 1960 et 1970. « Structure culturelle conservatrice », l’ABL émane des oligarchies rurales et urbaines, latifondiaires et entrepreneuriales, comme lieu de sociabilité des élites de droite où s’élabore un discours conservateur. Les mondanités partagées et les visites officielles qu’échangent académiciens et officiers de l’État-Major et de l’École de guerre nourrissent la construction d’une mythologie de la Nation largement diffusée par les médias. Certains académiciens s’engagèrent personnellement en faveur du régime, non pas en entrant dans l’appareil d’État mais en revenant aux grandes interprétations du passé national, en particulier celles de Gilberto Freyre, inventant un pays imaginaire, multiracial et pacifique, hostile aux luttes sociales. S’il n’y a pas eu collaboration à proprement parler, il y a eu complicité. C’est ce comportement de l’ABL, en particulier ses degrés d’acceptation du régime et ses encouragements au civisme et au patriotisme qui ont joué le premier rôle dans ce processus.

Spécialiste de l’histoire politique et intellectuelle du Brésil, D. Cunha est docteur de l’Université Paris 1, enseignant-chercheur à l’Université Fédérale du Pernambouc (Brésil) et actuellement en post-doctorat en science politique.

En couverture : Austregésilo de Athayde, secrétaire perpétuel de l’Académie,
accueille le général président João Figueiredo à l’inauguration du Centro cultural do Brasil (Rio de Janeiro, 20 juillet 1979), cliché ABL.