Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

AccueilCatalogueLangage et morale. Une éthique des vertus discursives

Couverture : Langage et morale. Une éthique des vertus discursives

Fiche Lambert-Lucas

ISBN/EAN
978-2-35935-073-9
Prix
25 €
Pages
300 p.
Format
13,5 × 21,5
Parution
mai 2013

Open Access

Langage et morale. Une éthique des vertus discursives

ParMarie-Anne Paveau

Pour le sens commun, il existe de bonnes et de mauvaises paroles, identifiées selon une morale sociale relative aux époques et aux cultures : tout locuteur européen maîtrisant les codes discursifs de son environnement sait qu’en principe, la médisance est un « mauvais » énoncé, au contraire du compliment.
Pour les disciplines savantes, il n’existe rien de tel. La question morale n’appartient pas au programme de la linguistique. Pourtant, depuis une soixantaine d’années, le développement des travaux en éthique et en épistémologie ont modifié la définition des catégories de pensée. Pour le courant pragmatiste et pour l’épistémologie des vertus, de tradition aristotélicienne, la vertu morale et la vertu intellectuelle sont enchevêtrées et parfois confondues : le savoir a des aspects normatifs. À partir de là l’hypothèse d’un aspect normatif du discours peut se formuler et la question éthique se poser à la linguistique.
Cet ouvrage est consacré à l’élaboration des conditions de l’intégration de la dimension morale à l’analyse linguistique des discours, en particulier à travers la notion de vertu discursive. À partir d’exemples contemporains d’événements discursifs – débats et scandales provoqués par les mots –, on montre qu’un énoncé témoigne d’une vertu discursive quand il est ajusté aux critères de décence en cours et témoigne de la réflexivité discursive de son producteur.