Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

AccueilCatalogueSémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discoursLes origines de la sémantique

Couverture : Les origines de la sémantique

Fiche Sémantique, théorie énonciat…

ISBN/EAN
978-2-35935-446-1
Prix
29 €
Pages
168 p.
Format
16 × 24 cm
Parution
novembre 2024

Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours

Les origines de la sémantique

de Franz Bopp à Michel Bréal

ParGabriel Bergounioux

Prix Antoine Meillet 2024 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

En 1897, l’Essai de sémantique de Michel Bréal rendait à l’école française de linguistique une question du sens longtemps abandonnée aux lexicographes. Quatre-vingts ans plus tôt, en 1816, Franz Bopp avait fondé la philologie moderne en rupture avec la perspective philosophique des Lumières. Dix ans plus tard, en 1906, Meillet publiera un « Comment les mots changent de sens » attaquant la question sous l’angle de la sociologie, sociologie que la psychologie et l’anthropologie entreprenaient de supplanter.
Bopp avait fondé la grammaire comparée des langues indo-européennes sur l’analyse des morphèmes flexionnels et dérivationnels des noms et des verbes  ; Grimm avait remis en question la ligne de partage entre phonétique et morphologie au bénéfice de la première, annonçant l’arrivée de la phonétique expérimentale  ; Pott s’était interrogé sur les racines et les étymologies des langues d’Europe, ce qui mènera à la «  paléontologie linguistique  » de Pictet puis à la «  mythologie comparée  » de Müller. Autant de jalons qui permettent de mesurer à quel point Michel Bréal s’est écarté des interprétations ethniques et raciales – indo-germanistes, aryanistes – des rapports entre la pensée, le monde et la langue. Son Essai de sémantique ne saurait se comprendre sans rappeler que l’auteur était, comme Alfred Dreyfus, un Alsacien d’origine israélite, comme on disait à l’époque.