Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
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  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
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Couverture : Lyrisme de l’homme ordinaire. Dix études sur la littérature américaine moderne

Fiche Domaines étrangers

ISBN/EAN
978-2-35935-015-9
Prix
15 €
Pages
160 p.
Format
13,5 × 21,5
Parution
janvier 2009

Open AccessDomaines étrangers

Lyrisme de l’homme ordinaire. Dix études sur la littérature américaine moderne

ParPierre Gault

Quel usage décisif de la langue peut-il mériter le qualificatif de littéraire? C’est cette question que Pierre Gault aborde ici à partir d’auteurs aussi divers que Hawkes, Agee, Carver, Updike, Dillard, Faulkner, Gass, Paley ou Nabokov. L’enjeu est clair : par nature et par définition, le langage littéraire doit conjoindre deux ordres de fins contraires. Il doit dire un monde inouï et raconter des histoires neuves mais il doit aussi convaincre que ce projet même est illusoire. La moindre mise en mots convoque immanquablement le déjà-dit et le banal. Nul ne saurait dire ce monde-là vu par ce sujet-là à ce moment-là. L’originalité de la lecture de Gault est de montrer qu’il y a pourtant un recours, en quoi consiste justement l’oxymore fondamental du dire littéraire : c’est l’écart subrepticement infligé à la lettre du cliché. Quand quelque chose dérape dans l’expression du convenu, quand quelque chose cloche et fait faux pli dans l’énoncé du « bien connu », l’ineffable du sujet et du monde se met à faire signe. On y reconnaît parfois l’impulsion d’Éros. Elle fait fourcher la syntaxe de l’écrivain. Par lapsus, elle libère le lyrisme de l’homme ordinaire. Ada, Lolita et quelques autres ouvrent alors ses voies au roman. Sans espoir d’apprentissage, il est vrai. Sinon celui du renoncement à toute éducation, à tout pouvoir de dire le monde, fût-ce celui des sentiments. À moins, justement, qu’il se faufile, comme par inadvertance, au détour de formules consacrées.

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