Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

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Couverture : Ontologie de la chair. Phantasmes philosophiques et médicaux de la conceptualisation narrative

Fiche Lambert-Lucas

ISBN/EAN
978-2-35935-005-0
Prix
45 €
Pages
470 p.
Format
13,5 × 21,5
Parution
juin 2013

Open Access

Ontologie de la chair. Phantasmes philosophiques et médicaux de la conceptualisation narrative

ParMélissa Fox-Muraton

Une vie «sans parole et sans action» serait «morte au monde» (Arendt). Mais aucune vie humaine n’est exempte de parole et d’action, même dans les cas les plus extrêmes d’aliénation, de déshumanisation ou de douleur, parce que nous sommes des «êtredir» (Artaud) et que notre vie n’est autre chose que cette narration par laquelle elle a un sens pour nous et pour autrui. Ce travail constitue ainsi un effort pour offrir une ontologie existentielle de l’homme comme «phantasme» et comme «conceptualisation narrative», dans laquelle la narration serait le mouvement (linguistique tout autant qu’actif, parole tout autant que chair) qui constitue notre manière d’avoir un monde et d’investir notre monde. Si Deleuze suggère que la pensée moderne fut fondée sur le «je fêlé» kantien, on doit cependant comprendre que cette aliénation n’est pas nécessairement altérité radicale, et que la schizophrénisation de la modernité, qui transforme la mélancolie en psychopathologie, ne renvoie point à l’inénarrable. En examinant les différentes manières dont le psychisme fut pensé, systématisé et articulé par la médecine, la psychiatrie et la philosophie, ainsi que les manières dont la notion clinique de folie fut désarticulée et déconstruite par cette même philosophie, par la psychanalyse et par les gens de lettres, nous souhaitons montrer qu’il serait possible de reconstruire le monde «comme phantasme et comme narration» : relation (et non union) entre le corps et l’esprit (ou l’âme, ou le psychisme), renvoyant à l’intégrité humaine qui, même depuis les tréfonds de la désidentification ou de la douleur, revendique toujours le droit de dire son aliénation inaliénable.