Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

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Du terrain à l’analyse en sociolinguistique

Fiche Sociolinguistique

ISBN/EAN
978-2-940817-83-2
Format
155 × 240 mm

Sociolinguistique

Du terrain à l’analyse en sociolinguistique

Pratiques, représentations et constructions identitaires de locuteurs du turc, langue minoritaire en Grèce

ParMaria Zerva

Ce livre se concentre sur le pluri- et multilinguisme présents dans deux communautés du territoire grec, dans lesquelles se sont installés entre 1923 et 1924 des réfugiés chrétiens orthodoxes d’Asie Mineure, qui ne parlaient que turc. Ces populations faisaient partie d’un large mouvement de déplacements après la fin de la guerre gréco-turque en 1922 et l’accord inédit sur le plan du droit international à l’époque, à savoir l’échange des populations entre la Grèce et la Turquie, signé à Lausanne en 1923. Les pays de destination étaient vus comme leur patrie en raison de l’identification entre religion et identité nationale, même si les populations concernées étaient implantées dans les territoires multiculturels qu’elles ont quittés depuis des siècles voire des millénaires.

Cette étude se penche sur des descendants de ces personnes et sur la manière dont la mémoire d’une expérience limite a influencé la construction identitaire et les représentations et attitudes sur les langues ainsi que la transmission de la langue d’origine qui, plus est, est la langue de l’« ennemi » national. Il s’agit d’une étude sociolinguistique et interdisciplinaire dont l’objectif est d’aborder les questions des langues, de pluri- et multilinguisme, de représentations et d’identités dans un contexte de perte progressive de la langue d’origine (language shift), survenu après un déplacement forcé. En adressant les langues et leur rôle dans la vie des individus unis par la localité, l’origine et une partie de leur histoire communes, sont adressées également des questions sociétales plus larges, autour de la construction des identité(s), du vivre ensemble, de l’altérité et des idéologies qui circulaient dans la société grecque au 20e siècle et au début du 21e. En même temps, les réflexions développées dans cet ouvrage trouvent également un écho au-delà du contexte étudié et éclairent d’autres situations migratoires contemporaines.

Le livre se veut aussi un guide précis et exhaustif d’une étude sociolinguistique de terrain. Il aborde des questions liées aux choix théoriques et méthodologiques et contient une proposition à la fois originale et concrète d’une analyse discursive s’inspirant des courants notamment de l’analyse critique du discours et de l’énonciation afin de déceler les représentations sociales et la construction identitaire dans le discours.

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