Lambert-Lucas
  1. Classiques des sciences du langage22
  2. Critique et théorie littéraire12
  3. Dialectologie et variétés du français1
  4. Didactique des langues et plurilinguisme32
  5. Domaines étrangers44
  6. Essai, théâtre, poésie22
  7. Ethnolinguistique du domaine gallo-roman3
  8. Études linguistiques et textuelles (collection du Crem)13
  9. La Lexicothèque27
  10. Langage, cognition et apprentissage7
  11. Langue des signes française9
  12. L'invention du discours
  13. Médecine et langage10
  14. Morphosyntaxe, orthographe et grammaire du français19
  15. Occitanica14
  16. Philologie et études médiévales8
  17. Psychanalyse et langage21
  18. Sémantique, théorie énonciative, pragmatique et analyse du discours58
  19. Sémiologie et sémiotique27
  20. Sociolinguistique53
  21. Théorie linguistique générale52
  22. Traduction, technologies et pratiques1
  23. Hors-collection7

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Couverture : Signes de Pont-de-Beauvoisin

Fiche Langue des signes française

ISBN/EAN
978-2-35935-026-5
Prix
35 €
Pages
320 p.
Format
13,5 × 21,5
Parution
janvier 2012

Open AccessLangue des signes française

Signes de Pont-de-Beauvoisin

AuteursYves Delaporte et Yvette Pelletier

Le dialecte du quartier des filles de l’Institution nationale des sourds-muets et sourdes-muettes de Chambéry (1910-1960), avec 550 dessins originaux d’Yves Delaporte.
L’Institution nationale des sourds-muets et sourdes-muettes de Chambéry est un des lieux d’où la culture sourde a rayonné dans tout l’Est de la France. Mais qui se souvient encore de l’école des filles, située à Pont-de-Beauvoisin, c’est-à-dire à quarante kilomètres de celle des garçons ? Elle a laissé peu de traces dans la mémoire collective. En effet, les filles devaient abandonner au sortir de l’école les signes qui y étaient pratiqués pour apprendre les signes des garçons de l’école de Chambéry, de sorte que le dialecte de Pont-de-Beauvoisin ne subsiste plus guère que dans la mémoire de quelques anciennes élèves, dont Yvette Pelletier. Les signes émergeant à Pont-de-Beauvoisin sont en rapport avec plusieurs substrats : des signes parisiens, des signes chambériens, et suite à la débâcle de 1940, des signes bordelais. L’ interdiction de signer qui a suivi le congrès de Milan (1880) a fait que de nombreuses générations de sourdes-muettes se sont succédé sans autres références langagières que celles qu’elles se donnaient elles-mêmes, avec des conséquences contradictoires : des signes disparus ailleurs s’y sont maintenus sans changement, tandis que les cheminements fantasques de la dérivation ont conduit à un pourcentage élevé de signes obscurs. Ces deux aspects se sont conjugués pour faire des signes de Pont-de-Beauvoisin un dialecte d’une fascinante étrangeté.

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